Mission à Paris

 

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Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) a invité Productique Québec à se joindre à sa mission à Paris, en compagnie d’autres organismes du milieu. Les participants ont pu faire plusieurs visites dont le but était d’observer les pratiques françaises en matière d’évolution vers l’usine du futur ainsi que les types d’accompagnement offerts à leur PME. Ils se sont notamment rendus à la Délégation du Québec à Paris, au salon Smart Industries et au salon Midest.

 

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Observations

Tout au cours de leurs visites, deux thèmes se sont démarqués.

La collaboration

Il y a d’abord l’esprit de collaboration, bien présent, que ce soit entre les départements d’une entreprise, les organismes d’aide ou même entre les entreprises. La disparition des silos professionnels profitera à l’accélération du passage vers le numérique.  La route vers l’atteinte du concept d’industrie 4.0 ne peut se faire seule.  Il y a beaucoup trop de connaissance à mettre en commun et le temps presse pour passer à l’action.

Qualification de la main d’œuvre

Ensuite, il y a le thème de l’éducation. Non seulement faut-il informer davantage les ouvriers en usine des changements qu’apportera la 4e révolution industrielle, mais il faut aussi les rassurer quant à leur avenir et les outiller en leur donnant accès à la formation continue.

Les institutions d’enseignement doivent aussi contribuer, en offrant des formations adaptées aux nouvelles réalités et être à l’écoute des besoins à venir. La mésadaptation des institutions d’enseignement face au défi lancé par cette révolution industrielle est source de grande inquiétude. Malheureusement, nous ne pouvons pas comparer avantageusement la situation québécoise sur ce point.

 

Un modèle à adapter

S’il est instructif de voir comment le monde industriel français et européen compose avec les nouveaux défis et opportunités de l’industrie 4.0, il faut néanmoins faire preuve de prudence. Copier les façons de faire d’une autre culture peut être risqué, puisque les réalités diffèrent d’un pays à l’autre. Toutefois, il peut être constructif de s’inspirer de bonnes pratiques pour les adapter.  Le gouvernement français, comme la grande majorité des pays du G20, est fortement engagée politiquement et financièrement dans une course internationale vers la numérisation de son tissu manufacturier. L’intérêt du MESI dans l’organisation d’une mission comme celle-ci est de bonne augure pour le Québec. Qu’en est-t-il pour le Canada?

 

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Le professeur Georges Abdul-Nour, directeur du département de génie industriel à l’UQTR, M. Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec, M. Sébastien Gamache, étudiant au doctorat en génie industriel à l’UQTR, et M. Charles Carrière, Coordonnateur technique – GPAO chez Productique Québec.

Images : Charles Carrière

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