Vincent_Thomasset_LaperriereNous sommes très heureux d’accueillir parmi nous Vincent Thomasset-Laperrière, conseiller technique – FAO!

Vincent est bachelier de l’École Polytechnique de Montréal en génie mécanique, avec orientation de spécialité en fabrication. Ses 10 années d’expérience chez Pratt & Whitney Canada, au sein des groupes de Développement des procédés manufacturiers et Applications manufacturières, lui ont permis de travailler avec les différentes expertises du domaine manufacturier en innovation et nouvelles technologies, dont la création de post-processeurs et de modèles de simulation.

Après avoir complété sa formation grâce à un microprogramme de 2e cycle en fondement du transfert technologique, Vincent a exercé le poste de directeur de l’innovation et développement de marché chez Avantage Mécanique Inc. Responsable de l’innovation, il y assurait la promotion de nouvelles technologies de fabrication par leur intégration dans la chaîne de valeur liant la programmation NC, la génération du code machine, la simulation de l’usinage, les opérations de mise en course et l’inspection de la pièce usinée. Depuis 2015, il assure aussi la charge du cours de baccalauréat portant sur la fabrication numérique à l’École de technologie supérieure.

Vincent s’est joint à l’équipe de Productique Québec comme conseiller technique FAO afin de guider les entreprises dans leur choix de technologies FAO, les assister dans leur intégration et améliorer leurs processus, en plus de contribuer au transfert technologique et à la formation.

 

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Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) a invité Productique Québec à se joindre à sa mission à Paris, en compagnie d’autres organismes du milieu. Les participants ont pu faire plusieurs visites dont le but était d’observer les pratiques françaises en matière d’évolution vers l’usine du futur ainsi que les types d’accompagnement offerts à leur PME. Ils se sont notamment rendus à la Délégation du Québec à Paris, au salon Smart Industries et au salon Midest.

 

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Observations

Tout au cours de leurs visites, deux thèmes se sont démarqués.

La collaboration

Il y a d’abord l’esprit de collaboration, bien présent, que ce soit entre les départements d’une entreprise, les organismes d’aide ou même entre les entreprises. La disparition des silos professionnels profitera à l’accélération du passage vers le numérique.  La route vers l’atteinte du concept d’industrie 4.0 ne peut se faire seule.  Il y a beaucoup trop de connaissance à mettre en commun et le temps presse pour passer à l’action.

Qualification de la main d’œuvre

Ensuite, il y a le thème de l’éducation. Non seulement faut-il informer davantage les ouvriers en usine des changements qu’apportera la 4e révolution industrielle, mais il faut aussi les rassurer quant à leur avenir et les outiller en leur donnant accès à la formation continue.

Les institutions d’enseignement doivent aussi contribuer, en offrant des formations adaptées aux nouvelles réalités et être à l’écoute des besoins à venir. La mésadaptation des institutions d’enseignement face au défi lancé par cette révolution industrielle est source de grande inquiétude. Malheureusement, nous ne pouvons pas comparer avantageusement la situation québécoise sur ce point.

 

Un modèle à adapter

S’il est instructif de voir comment le monde industriel français et européen compose avec les nouveaux défis et opportunités de l’industrie 4.0, il faut néanmoins faire preuve de prudence. Copier les façons de faire d’une autre culture peut être risqué, puisque les réalités diffèrent d’un pays à l’autre. Toutefois, il peut être constructif de s’inspirer de bonnes pratiques pour les adapter.  Le gouvernement français, comme la grande majorité des pays du G20, est fortement engagée politiquement et financièrement dans une course internationale vers la numérisation de son tissu manufacturier. L’intérêt du MESI dans l’organisation d’une mission comme celle-ci est de bonne augure pour le Québec. Qu’en est-t-il pour le Canada?

 

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Le professeur Georges Abdul-Nour, directeur du département de génie industriel à l’UQTR, M. Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec, M. Sébastien Gamache, étudiant au doctorat en génie industriel à l’UQTR, et M. Charles Carrière, Coordonnateur technique – GPAO chez Productique Québec.

Images : Charles Carrière

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Lundi le 19 décembre, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade, a annoncé le lancement du programme Québec branché. Une enveloppe de cent millions de dollars sera mise à la disposition des citoyens, entreprises et organismes qui n’ont pas accès à des infrastructures Internet de qualité. Ceux et celles qui souhaitent recevoir un service Internet haut vitesse comparable à celui offert en milieu urbain ont jusqu’au 13 mars 2017 pour déposer leur projet.

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La ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade.

Internet haute vitesse : incontournable en 2016

Pourquoi cette annonce retient-elle notre attention? Parce que non seulement il s’agit d’une étape essentielle du développement socio-économique nécessaire à la vitalité des régions, mais aussi parce que l’accès aux infrastructures de communication est un incontournable pour les entreprises d’aujourd’hui et de demain. L’ « Internetisation » est comparable à l’électrification et à l’arrivée du téléphone au XXe siècle.

 

Transformer  les entreprises

L’accès à Internet a une influence sur le modèle d’affaires, en plaçant le client plutôt que le produit au centre de l’entreprise. Permettre la communication constante entre le client et la compagnie requiert une infrastructure fiable et une bande passante importante. Les besoins sont donc criants.

 

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M. Ghislain Bolduc, député de Mégantic, M. Richard Lehoux, président de la Fédération québécoise des municipalités, M. Guy Hardy, député de Saint-François, Mme Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Karine Vallières, députée de Richmond, Mme Claudette Simard, préfète de la MRC de Charlevoix et M. Jacques Madore, préfet de la MRC de Coaticook

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COMMUNIQUÉ

Sherbrooke, le 19 décembre 2016 – Productique Québec pilotera un important projet d’audit des technologies numériques, l’Audit Industrie 4.0, destiné à l’accompagnement des PME manufacturières face aux enjeux de la transformation digitale. L’outil de diagnostic aura pour objectif d’analyser et d’évaluer le degré de maturité numérique d’une entreprise manufacturière dans son virage vers l’industrie 4.0.

 

Un projet collaboratif et multidisciplinaire

Productique Québec s’associera aux divers organismes, associations, créneaux et réseaux du milieu (CRIQ, CEFRIO, STIQ, etc.) dans un esprit de collaboration afin de bâtir une équipe multidisciplinaire qui mettra à profit les forces et l’expertise de chacun. « Nous voulons nous assurer d’avoir le soutien des plus grands experts afin d’offrir le diagnostic le plus complet possible aux entreprises d’ici » explique Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec.

 

L’Audit Industrie 4.0 devrait permettre d’identifier les forces et les faiblesses de l’entreprise, les avantages de l’acquisition de technologies et les avantages de changements organisationnels pour atteindre une maturité numérique. De nombreux critères et éléments seront traités dans le cadre de ce diagnostic, tels que l’infrastructure réseau, la gestion des données, les compétences requises, les standards à privilégier ou encore les technologies sur lesquelles s’appuyer.

 

À propos de Productique Québec

Depuis maintenant 30 ans, Productique Québec aide les entreprises à améliorer leur productivité et à stimuler l’innovation en favorisant l’acquisition et l’appropriation de technologies numériques. Centre collégial de transfert technologique (CCTT) du Cégep de Sherbrooke, il se spécialise dans l’intelligence manufacturière.

Pionnier quant à la diffusion du concept d’industrie 4.0 au Québec, Productique Québec collabore aux stratégies nationales en développement pour accompagner les entreprises dans ce virage majeur. L’organisme est un maillon important de la Stratégie numérique du gouvernement du Québec pour le secteur manufacturier, secteur qui est un véritable baromètre de l’économie régionale et provinciale.

Seulement l’an dernier, Productique Québec a accompagné 80 entreprises manufacturières québécoises dans la transformation vers le numérique contribuant à ce qu’elles demeurent concurrentielles sur le marché régional, national, voire international. « On assiste les entreprises de façon à ce que leurs choix technologiques soient parfaitement appropriés à leurs besoins. On les aide à prendre le virage de la révolution industrielle 4.0, déjà amorcée un peu partout dans le monde », précise Sébastien Houle.

 

Qu’est-ce que la productique?

Assemblage des mots « production » et « informatique », la productique constitue l’ensemble des technologies informatiques de mise en œuvre des systèmes de production automatisés en vue de maîtriser les coûts, les délais et la qualité. La productique touche la formation de la main-d’œuvre, l’organisation des ressources financières et matérielles, l’optimisation du flux industriel,  la performance des entreprises. La productique est un pilier de l’industrie 4.0 dont le but est d’organiser la production grâce à la connectivité des données et des objets.

Pour en savoir davantage sur Productique Québec, visitez le site www.productique.quebec

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Source :
Éliane Beauregard, Coordonnatrice aux communications
Productique Québec
819 822-8998, poste 26
Eliane.Beauregard@productique.quebec

 

Renseignements :
Sébastien Houle, directeur général
Productique Québec
819 822-8998, poste 50
Sebastien.Houle@productique.quebec

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Alexandre Leclerc, conférencier, président et co-fondateur de Poka

 

Vous avez manqué le 5 à 7 Techno Réseau social industriel : transfert de connaissances et de l’expertise en temps réel? Voici un compte-rendu des faits saillants.

 

Une idée puisée dans le quotidien

L’idée est venue à Alexandre Leclerc lorsqu’il tentait de réparer sa douche en utilisant un manuel d’instruction. Après une interminable mais vaine séance de lecture, il décide de consulter plutôt Youtube. En quelques minutes, il avait réglé son problème grâce à une vidéo d’une minute. Quelque temps plus tard, il fonde Poka avec son ami d’enfance Antoine Bisson.

 

Défis de communication et partage des connaissances

La plupart des usines d’aujourd’hui utilisent des technologies dépassées pour partager l’information avec les employés.

La mise en commun des expériences et des connaissances est aussi un enjeu important pour une entreprise en perpétuelle recherche de l’excellence.

Les connaissances se perdent lorsqu’un employé change d’emploi ou part à la retraite. Tout le bagage de connaissances développées pour un poste de travail ou un équipement disparaît en même temps que l’employé quitte l’usine.

La communication entre les employés d’usine et les membres de la direction est souvent fragmentaire, imprécise et lente à arriver à destination. Il peut parfois être très long et compliqué pour un directeur d’usine de savoir ce qui s’est produit en son absence.

Les changements peuvent survenir rapidement dans le milieu industriel. Il importe de s’adapter à une situation en constante évolution, mais aussi de s’assurer que ces changements soient connus et adoptés par tous.

 

Les réseaux sociaux industriels qui comblent un fossé

Ces questions peuvent s’avérer un véritable frein à la prospérité d’une entreprise manufacturière. Comment réussir à briser les silos qui nuisent à la circulation d’information si précieuse?

Les réseaux sociaux industriels peuvent aider à régler ces problèmes. Ils permettent de centraliser la gestion et l’information. Toutefois, afin d’être efficace, la plateforme doit être facile d’accès, mobile, simple et intuitive. Comme un des avantages d’utiliser un tel système est la réduction de temps d’arrêt des machines, l’information doit être rapidement accessible, en deux clics ou moins. Il doit aussi être ergonomique et s’adapter à toutes les physionomies.

 

Différentes fonctionnalités

Les réseaux sociaux industriels visent à répondre à différents problèmes ; ils doivent donc offrir différentes fonctionnalités. Fil d’actualité, alertes et suivi des actions font partie des possibilités offertes par les réseaux sociaux industriels.

 

La formation

Un peu comme sur Youtube, les abonnés des réseaux sociaux industriels ont accès à de courtes vidéos de formation ou des photos sur l’équipement et les problèmes qui peuvent se présenter. Ces vidéos et photos sont produites par les employés eux-mêmes lorsqu’un pépin survient et qu’ils réussissent à le régler. Le grand avantage de cette pratique est de permettre le transfert de connaissances d’une personne à l’autre, en tout temps et rapidement. La plus récente information est disponible pour tous. De plus, il est souvent possible d’établir un bilan de visionnement, pour définir quels employés ont pris connaissance de la vidéo complète, une façon de faire le suivi de la formation.

Les réseaux sociaux industriels gagnent en popularité auprès des entreprises manufacturières, au Québec et un peu partout dans le monde. De nouvelles fonctionnalités sont appelées à se développer pour répondre aux besoins croissants du milieu industriel.

 

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De gauche à droite : Mme Éliane Beauregard, coordonnatrice aux communications chez Productique Québec, M. Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec, M. Alexandre Leclerc, co-fondateur et président de Poka et M. Gilles Charron, directeur au développement des affaires chez Productique Québec

 

Nos 5 à 7 Techno seront de retour après les fêtes. Restez connectés!

 

 

 

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Ça y est! La Feuille de route Industrie 4.0 est enfin disponible sur le site du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI).

Nous sommes fiers de vous présenter ce document, auquel tous les membres de notre équipe ont apporté leur savoir et leur expertise. La Feuille de route Industrie 4.0 a été rédigée par Productique Québec à l’attention des manufacturiers québécois. Trois angles ont été traités pour aborder le sujet de l’industrie 4.0.

  1. Industrie 4.0 : origine et définition

D’où provient le concept d’industrie 4.0, quels sont les défis auxquels il faut faire face et quels sont les effets attendus sur le secteur manufacturier?

  1. Améliorer sa maturité numérique

Comment les entreprises peuvent-elles assurer leur pérennité grâce à la technologie?

  1. Portfolio des technologies numériques

Comment faire des choix éclairés parmi la panoplie de solutions technologiques?

 

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La Feuille de route Industrie 4.0 vous a donné envie d’approfondir le sujet? Contactez un expert de Productique Québec pour vous guider et pour rendre votre entreprise plus performante et compétitive.

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Le réseau social industriel répond à plusieurs besoins du secteur manufacturier moderne. Ses fonctionnalités touchent la formation, le partage d’information en temps réel et le suivi de la progression et de la mise à jour des connaissances.

Relier tous les cerveaux de votre usine dans un objectif d’amélioration continue en santé-sécurité, en productivité et en qualité.  Cette approche collaborative permet de briser les silos qui séparent la main-d’oeuvre et l’administration à l’intérieur même des entreprises.

Comment un tel outil peut augmenter votre productivité, diminuer vos temps d’arrêt et réduire votre coût à la défaillance, tout en procurant à vos employés une meilleure formation et plus de rétention?  C’est ce qui sera discuté lors du dernier 5 à 7 Techno de la saison.

 

Le conférencier

alexandre-leclercIssu de la famille qui a fondé l’entreprise Biscuits Leclerc, Alexandre Leclerc est titulaire d’un baccalauréat du Lycoming College en Marketing and International Business, puis d’une maîtrise en International Business de la Hult International Business School. En 2013, il fonde Poka avec son ami d’enfance, Antoine Bisson. Aujourd’hui, l’entreprise dont il est CEO est utilisée dans plusieurs pays. Plus de 6,5 millions de dollars au Québec et dans la Silicon Valley y ont été investis.

 

Entrée gratuite, inscription obligatoire 

Eventbrite - 5 à 7 Techno - Réseau social industriel : transfert de connaissances et de l'expertise en temps réel

 

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Mardi le 8 novembre dernier, plus d’une trentaine de participants ont assisté au deuxième 5 à 7 Techno de la saison, une conférence animée par Stéphane Youssef, de Famic Technologies, sur les MES, leurs particularités et leurs avantages.

 

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M. Stéphane Youssef, de Famic Technologies

 

Qu’est-ce qu’un MES?

Le MES, acronyme anglais pour « Manufacturing Execution System », a pour rôle d’optimiser la production par le pilotage, la traçabilité et la gestion de flux.

Si les fonctionnalités du MES traditionnel étaient bien définies, celles du MES du futur sont beaucoup plus éclatées. Il devient alors une application qui interagit de manière décentralisée avec les agents et les objets représentant les entités de l’usine (machines, ordinateurs, automates, tablette, téléphone, etc.).

Cette décentralisation du MES du futur est le fruit des produits intelligents et des systèmes cyber-physiques, qui possèdent la capacité de s’identifier et de s’évaluer eux-mêmes.

Les MES du futur facilitent l’intégration horizontale aussi bien que l’intégration verticale. Cette première se fait du côté de la chaîne de production, tandis que la deuxième sert à assurer la compatibilité avec les processus d’affaires de la compagnie et avec la chaîne d’approvisionnement.

Cette nouvelle génération est une conséquence directe d’une plus grande accessibilité de la technologie (baisse du coût combiné à une augmentation de performance des puces RFID, des objets connectés, des bandes passantes et des réseaux plus performants). Les systèmes sont donc non-seulement plus développés et plus puissants, mais permettent aussi l’autodiagnostic, l’autocorrection et le contrôle à distance. Les MES isolés et centralisés tendent donc à disparaître.

 

Gains et avantages

Mais concrètement, quels sont les bénéfices de l’implantation de MES?

Tout d’abord, ils permettent une économie de temps et donc d’argent. Une réduction d’une minute du temps d’une opération peut sembler minime, mais lorsqu’elle s’accumule, elle peut se transformer en une économie de plusieurs jours de travail à la fin de l’année.

Ensuite, les MES offrent la possibilité de partager l’information à la bonne personne, au bon moment. Par exemple, si une panne survient, c’est le mécanicien concerné qui recevra directement l’alerte, dès qu’elle se produit.

De plus, grâce aux MES, on élimine le risque d’erreur humaine, qui peut coûter temps et ressources aux entreprises.

Mentionnons aussi l’accession à la mobilité, qui permet d’intervenir de partout dans le monde à partir d’un téléphone intelligent ou de tablettes, aussi bien que de postes fixes en usine ou dans un bureau.

 

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M. Gilles Charron, directeur au développement des affaires chez Productique Québec, M. Georges Nasr, directeur des services conseils en informatique chez Famic Technologies, M. Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec, M. Tony Duchesneau, chef de projet chez Famic Technologies et M. Stéphane Youssef, expert en applications chez Famic Technologies.

 

Prochain 5 à 7 techno

Le 29 novembre prochain aura lieu le dernier 5 à 7 techno de la saison, sous le thème « Réseau social industriel : transfert de connaissances et de l’expertise en temps réel ». Il sera présenté par Poka, une firme de Québec qui propose un outil de gestion des connaissances et de transfert de compétences.

Inscription à venir!

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Les billets gratuits de notre deuxième 5 à 7 Techno de la saison sont maintenant disponibles! Joignez-vous à nous pour un événement de formation et de réseautage unique.

Le mardi 8 novembre prochain, dès 17 h, assistez à une conférence sur les manufacturing execution systems (MES). Mais qu’est-ce qu’un MES ?

Le MES est un outil de pilotage de la production, qui monitore et analyse toutes les données de l’usine, nécessaires pour guider la production en temps réel. En quoi le MES est-il devenu aujourd’hui un incontournable des systèmes manufacturiers? Quels gains peut-il offrir à votre entreprise?

Notre conférencier, M. Stéphane Youssef, expliquera le fonctionnement de ces systèmes d’exécution manufacturière. Un témoignage sur l’impact de l’implantation sur le taux de rendement global sera également présenté.

 

stephaneyoussefStéphane Youssef possède plus de huit ans d’expérience professionnelle en optimisation de la production, en automatisation industrielle et en génie électrique, en plus de sa formation académique dans ces domaines. Il a œuvré comme ingénieur de recherche dans plusieurs universités françaises dans les domaines de l’automatisation industrielle et le génie électrique avant de se joindre à l’équipe de Famic Technologies à titre d’expert en applications, à la suite de sa maîtrise à Polytechnique de Montréal.

Des bouchées et des rafraîchissements seront offerts aux visiteurs.

Entrée gratuite, inscription obligatoire.

 

Eventbrite - Manufacturing Execution System : Concepts et avantages du système de pilotage
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Certains d’entre vous auront sans doute lu l’article du magazine l’Actualité, paru en ligne le 21 septembre dernier : Les robots sont (presque) meilleurs que vous.

L’article énumérait quelques exemples où les emplois étaient pris en charge par l’intelligence artificielle : une assistante administrative virtuelle, des services de soutien psychologique de première ligne sur le Web, des robots-conseillers financiers ou des agents immobiliers automatisés.

 

Le début d’une hécatombe de l’emploi?

 

Les personnes les plus touchées par cette possible transformation seraient celles qui effectuent un travail manuel répétitif, le plus souvent des hommes, les jeunes de 15 à 24 ans qui occupent un premier emploi qui demande peu de compétences, ainsi que toute la population sur le marché du travail sans diplôme universitaire.

Jusqu’à 40 % des emplois seraient probablement concernés par une forme ou une autre d’automatisation d’ici une vingtaine d’années, ce qui toucherait 500 000 à 1 600 000 travailleurs au Québec. Des chiffres qui donnent le tournis.

Il s’agit là d’un portrait plutôt sombre de l’avenir de ces travailleurs vulnérables. Bien que l’article se conclut en parlant de l’expérience et de l’intuition humaine, je considère qu’il est incomplet et néglige des aspects fondamentaux, comme la démographie et la transformation des secteurs de l’emploi.

 

D’autres facteurs à considérer

 

Oui, certains métiers sont voués à disparaître. Personne ne possède de boule de cristal pour prédire l’avenir (si c’est le cas, appelez-moi sans plus tarder), mais il devrait effectivement y avoir une diminution relative de l’emploi, surtout de ceux qui demandent moins de qualifications.

Par contre, n’oublions pas la classe moyenne des pays émergents qui engendre une augmentation de la demande. Les gains de productivité de l’automatisation autorisent une augmentation de la production.

Il faut également considérer le phénomène du vieillissement de la population en Amérique du Nord et en Europe, qui entraîne une réduction du nombre de travailleurs actifs.

S’il est vrai que beaucoup de tâches peuvent être automatisées, les robots de l’avenir, à court ou à moyen terme, ne disposent pas de la capacité de travailler en équipe, d’interagir socialement, de gérer un imprévu ou encore d’innover.

Dans la plupart des cas, c’est donc davantage une transformation des métiers que leur disparition qui se produira. Selon le gouvernement français, « le contenu des métiers évolue avec le numérique dans un sens qui les rend paradoxalement moins automatisables ».

Parmi les emplois susceptibles d’être automatisés, la plupart vivront seulement une automatisation partielle. Dans ces cas-là, l’expérience semble démontrer que les emplois tendent même à devenir plus nombreux. Pensons à l’industrie automobile allemande, l’une des plus grosses au monde, qui emploie une centaine de milliers de travailleurs de plus aujourd’hui qu’il y a vingt ans.

 

Des compétences essentielles

 

L’automatisation est tout de même associée à d’importantes pertes d’emploi chez les travailleurs à faible revenu dont il était question un peu plus tôt. Ce sont souvent des métiers qui ne requièrent pas ou peu de compétences numériques, pourtant essentielles au futur de l’emploi.

L’éducation est donc la clé qui donnera accès au monde du travail. Ce n’est pas d’aujourd’hui que la formation est le meilleur moyen d’atteindre le marché du travail.  La différence que nous observons maintenant c’est que sans cet « outil », point de salut, car les emplois nécessitant peu ou pas de qualification seront tout simplement en voie d’extinction.  Les phases précédentes de l’industrialisation sont passées par le même chemin. Les fabricants de calèches sont devenus fabricants d’automobiles; les linotypistes, des graphistes; les opératrices de téléphone, des réceptionnistes et les bucherons, des opérateurs de machinerie lourde. Si au 20e siècle il est devenu indispensable de savoir lire et écrire pour travailler, au 21e siècle, les compétences numériques le seront tout autant.

Il est nécessaire et même urgent que les maisons d’enseignement se mettent au diapason des besoins des métiers de demain, pour offrir une formation adaptée à la fois aux futurs travailleurs et travailleuses, mais aussi à ceux et celles sur le marché du travail actuel qui souhaitent se mettre à jour et se perfectionner.

Une chose ne change pas : il y aura toujours du changement.

Le marché de l’emploi va évoluer en suivant la technologie. Cette réalité ne sera pas différente de ce qu’elle a été depuis des siècles… elle est seulement plus rapide et disruptive qu’auparavant.  En tant que société, nous devons mettre notre énergie dans la formation de citoyens ayant les capacités d’évoluer à travers les modifications que subira le monde de l’emploi.  Les sociétés pour qui ces changements seront profitables seront celles qui réussiront former le plus adéquatement leur main d’œuvre.

Nous ne pouvons demander aux institutions d’enseignement de former une personne pour le marché de l’emploi des quarante prochaines années, car nous n’avons aucune idée de ce à quoi il ressemblera.  Par contre, elles se doivent d’éduquer des personnes avec les aptitudes et les compétences nécessaires pour faire face à ces bouleversements, des personnes toujours à la recherche de nouvelles façons de faire, des personnes apprenantes.  C’est là que se dirigent les organisations de demain : des organisations apprenantes.

 

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Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec

 

 

Sources :

Katie Allen, Technology has created more jobs than it has destroyed, says 140 years of data, The Guardian, 2015.
James Bessen, Why automation doesn’t mean a robot is going to take your job, World Economic Forum, 2016.
Julie Hary, Transition numérique : l’économie sans emplois, l’emploi sans salariés?, Le Mag numérique, 2015.
Nicolas Le Ru, L’effet de l’automatisation sur l’emploi : ce qu’on sait et ce qu’on ignore, France Stratégie, 2016.
Naël Shiab, Les robots sont (presque) meilleurs que vous, l’Actualité, 2016.

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